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BeBiodiversity Nos animaux de compagnie sont-ils un danger pour la biodiversité ?

Nos animaux de compagnie sont-ils un danger pour la biodiversité ?

6h10, un ronronnement aussi intense que soudain se fait entendre à quelques centimètres de votre oreille… Il a beau être le plus mignon, mais là « le petit félin » de la maison irrite… Marques d’attention, câlins,… Il parade afin de parvenir à ses fins : vous faire lever pour lui donner son repas du matin. Une fois rassasié, plus de nouvelles de lui jusqu’au prochain repas ! Dure, dure la vie de chat !

Et puis y a le toutou qui n’en finit pas de baver. Le parfait compagnon de jeu, le binôme de promenade, le chouchou de la maison. Tranquille… jusqu’à ce qu’il entende le bruit de sa gamelle. Là, plus rien ne l’arrête, c’est un sprint jusqu’à son repas et qui ne se terminera qu’avec la dernière bouchée engloutie.

Quel qu’il soit, l’animal de compagnie est source d’ondes positives pour nous, humains, sur le plan physique et mental. Il jouerait même un rôle important dans le bon développement de nos enfants. Cependant, derrière toute cette bienveillance et cet amour partagé se cachent plusieurs problèmes qui mettent à mal notre biodiversité.

Gaspillage alimentaire

La plupart de nos compagnons de vie mangent trop ! Entre les restes de table, les self-services de croquettes, les pâtés gourmets et autres « nosnosss ». Toute cette surconsommation génère du gaspillage de nos ressources.

D’après une étude américaine de 2017, la viande produite pour la consommation animale crée 64 millions de tonnes de gaz à effets de serre par an, soit plus ou moins l’impact environnemental de 13,6 millions de voitures. Or la production de viande est à l’origine de nombreux dommages sur les écosystèmes tels que des forêts transformées en cultures céréalières et la pollution de l’eau et des sols (plus d’info ici).

Idéalement, les propriétaires d’animaux devraient établir avec leur vétérinaire le régime alimentaire adéquat pour maintenir leur animal en bonne santé (sans céder au marketing et aux belles images publicitaires de produits plus alléchants les uns que les autres). Pour répondre à ce régime, certaines sociétés peuvent par exemple vous concocter en ligne le menu de la semaine de vos animaux de compagnie, ce qui permet de les faire manger à quantité nécessaire, sans excès.

Pour clore cette note sur l’alimentation, on se doit de parler « toilettes ». Car on le sait bien, ce qui rentre dans votre animal finira tôt ou tard par en sortir. Les chats d’appartements utilisent en moyenne 30 kg de litière minérale par an avec le désavantage de devoir être incinérée. Une alternative plus écologique est la litière en copeaux de bois : compostable, elle fera un parfait engrais pour vos plantes. Pour les chiens en ballade, il existe les sacs à crottes biodégradables ou en plastique recyclés qui ne doivent en aucun cas atterrir dans la nature mais bien être jetés à la poubelle.

 

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Après avoir bien mangé, il faut se bouger !

Pour les distraire, voire même les défouler, on a tendance à acheter pour nos charmants compagnons des jouets comme la baballe qui fait du bruit, la canne à ficelle,… Souvent des objets en plastique de mauvaise qualité, à la durée de vite limitée. Avant d’acheter l’un d’entre eux, l’invitation est de se demander si notre animal en a réellement besoin. Et si l’envie est plus forte, pourquoi ne pas privilégier des jouets en matières naturelles ?

Pour les objets essentiels, comme la gamelle ou le panier, acheter en seconde main constitue une alternative salutaire pour l’environnement et pour le portefeuille. Nos animaux ne feront pas la différence et ne nous en voudront pas de ne pas être à la mode.

Les alternatives écologiques existent. N’hésitez pas à vous renseigner pour protéger vos animaux et la biodiversité.

La biodiversité en danger ?

Certains animaux, surtout les chats de compagnie, représentent un réel danger pour la biodiversité.

Selon une étude de la société zoologique de Londres publiée en mars 2022, nos félins tuent davantage et dans un territoire plus réduit que d’autres prédateurs de taille similaire. Les chats auraient ainsi un impact deux à dix fois plus important sur la faune que d’autres prédateurs sauvages. Ajoutez à cela qu’on retrouve des chats partout (plus de 600 millions d’individus sur Terre selon les auteurs) ; vous comprendrez pourquoi ils représentent un danger pour certaines espèces d’oiseaux et petits mammifères, qu’ils tuent généralement par jeu et par instinct, et non pas toujours pour se nourrir.

Pour limiter les dégâts, les auteurs conseillent de garder un maximum son chat à l’intérieur de la maison. Il est également possible de leur mettre un collier avec une cloche pour que les proies aient le temps de s’enfuir à l’approche du prédateur.

D’autres études similaires mais plus anciennes plaidaient de leur côté pour une stérilisation étendue des chats, afin de contrôler leur nombre. La stérilisation des chats est obligatoire partout en Belgique depuis 2018. Ceci afin de réduire le nombre de chats errants et le nombre d’euthanasies dans les refuges.

De leur côté, les chiens laissés en libertés lors des promenades peuvent déranger le gibier, les mises à bas et les couvaisons, voire attaquer les animaux. Il est d’ailleurs obligatoire de les tenir en laisse dans de nombreuses communes, dans les forêts wallonnes et dans la plupart des forêts flamandes. A bon entendeur…

Finalement, nos animaux de compagnie ne nous ressembleraient-ils pas un peu ? Un peu, beaucoup, passionnément…

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