BeBiodiversity logo

MENU
BeBiodiversity
Icon Newsletter #BeBiodiversity

Newsletter #BeBiodiversity

Subscribe and never miss a post

BeBiodiversity SOS Forêts en détresse

SOS Forêts en détresse

Les forêts couvrent actuellement un tiers de la surface terrestre de la planète. Vitales à l’existence des sociétés humaines, elles jouent un rôle essentiel pour les ressources en eau douce, pour la biodiversité et pour le stockage du carbone. Elles abritent de nombreux peuples autochtones et communautés locales qui dépendent d’elles pour leur survie. Elles constituent une grande source d’inspiration à travers l’imaginaire et l’apaisement qu’elles nous procurent. Elles remplissent également une mission sanitaire en nous protégeant de certains virus, comme nous le rappelle la pandémie actuelle.

Malgré ces innombrables atouts, les forêts sont en danger. Elles sont notamment victimes de la déforestation importée, autrement dit l’importation de produits et de matières premières  issus de la déforestation, ou de la conversion d’écosystèmes forestiers naturels, hors de nos frontières.[i]  Soja, bois, charbon de bois, huile de palme, cacao, bœuf, minerais et métaux rares font partie de ces produits importés.

En dépit des traités internationaux et des engagements des grandes entreprises en faveur des forêts, la déforestation a doublé dans les zones tropicales et subtropicales entre 2004 et 2017, avec un total de 82 millions d’hectares disparus en 13 ans, soit environ 27 fois la surface de la Belgique. Outre les grandes zones de déforestation connues telles que le Brésil, le bassin de la République du Congo, et l’Indonésie, le dernier rapport du WWF pointe 24 nouveaux fronts, situés au Venezuela, au Pérou, en Afrique de l’Ouest, en Côte d’Ivoire et au Gabon, représentant une perte de 43 millions d’hectares de forêts, soit 52% de la déforestation totale.

BeBiodiversity SOS Forêts en détresse

Les causes de la déforestation

L’agriculture et l’élevage sont responsables d’environ trois quarts de la surface détruite des forêts tropicales. La coupe illégale de bois est un facteur secondaire important de la dégradation des forêts dans les tropiques mais aussi au Nord. Le développement des infrastructures, les exploitations minières et la spéculation foncière sont les autres causes de la déforestation.[ii]

Notre pays a une lourde empreinte en raison de ses importations de produits agricoles et forestiers. D’après un rapport du WWF, une surface agricole de 10,4 millions d’hectares, soit 3 fois la surface de la Belgique, serait nécessaire pour l’importation de sept matières premières : le soja, le cacao, le bœuf (et le cuir), l’huile de palme, le café, l’hévéa (arbre à caoutchouc), le bois (et le papier). 40% de cette superficie se trouvent dans des pays à haut risque de déforestation comme le Brésil, la Côte d’Ivoire, l’Argentine, l’Indonésie ou encore la Malaisie.[iii]

À notre insu, les forêts sont devenues des biens triviaux de consommation. Derrière notre morceau de chocolat, notre tasse de café ou encore notre steak haché, nous devons aujourd’hui être conscients que des arbres sont coupés. Cette situation a des répercussions négatives sur les écosystèmes et les habitats naturels.

Alors que faire ?

Découvrez-le dans cet article.

[i] Nicolas Salin, chargé de coopération au sein de l’UICN,  la déforestation importée en partenariat avec le Comité Français de l’UICN, https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-13-janvier-2021

[ii] WWF-Belgique, « Déforestation importée : Arrêtons de scier la branche ! », 2019
[iii] Rapport déforestation du WWF : 14 fois la Belgique disparue en 13 ans | WWF

Autres actus

BeBiodiversity Mieux manger pour sauver la biodiversité

Mieux manger pour sauver la biodiversité

Nos choix alimentaires ont des effets considérables sur la biodiversité et les écosystèmes, mais aussi sur notre santé. La production intensive de viande est notamment responsable de la destruction de nombreux écosystèmes dans le monde et sa consommation excessive source de diverses maladies. Pourtant la demande ne fait que croître sur une planète de plus en plus peuplée et aux ressources naturelles limitées. En tant qu’individu, avons-nous un rôle à jouer pour atténuer cette tendance dans un monde globalisé ? La réponse est oui !

Lire plus
BeBiodiversity Un régime très carné : quelles conséquences sur la biodiversité ?

Un régime très carné : quelles conséquences sur la biodiversité ?

Saviez-vous que le secteur de l’alimentation est la cause principale des dégâts environnementaux dans l’Union européenne, suivi du logement et de la mobilité ?[1] Bien que de nombreux consommateurs en soient conscients, nous avons tendance à sous-estimer les effets de nos habitudes alimentaires sur l’environnement[2]. Si ce n’est pas une bonne nouvelle, cela signifie tout de même que les choix que nous faisons peuvent vraiment faire la différence. Mais peut-on vraiment protéger la biodiversité en passant à table ?

Lire plus
BeBiodiversity Consommer autrement pour protéger les forêts

Consommer autrement pour protéger les forêts

Les activités humaines sont liées à la biodiversité et aux services qu’elle nous rend, de manière directe ou indirecte. Nous bénéficions de bienfaits et de produits qui sont offerts par cette biodiversité et parfois par des écosystèmes très éloignés, tels que les forêts tropicales. Cela signifie que nos actions peuvent aussi avoir un impact sur ces écosystèmes, proches ou lointains.

Lire plus
BeBiodiversity Détricoter le lien entre le trafic des tortues marines et la pollution plastique

Détricoter le lien entre le trafic des tortues marines et la pollution plastique

Chaque année des milliers de tortues rejoignent leur lieu de naissance sur les plages du Pacifique Sud pour y pondre leurs œufs. Parmi elles, les tortues olivâtres, la tortue luth du Pacifique et la tortue imbriquée. Si en mer leur grâce, leur agilité et leur vitesse charment et surprennent, sur les plages, elles sont lentes et vulnérables. Certaines espèces mettent 20 ans avant d’arriver en âge de se reproduire.

Lire plus
BeBiodiversity Halte aux espèces exotiques envahissantes

Halte aux espèces exotiques envahissantes

Quel est le point commun entre la tortue de Floride, la berce du Caucase et le frelon asiatique ? Exotiques ? Prédatrices ? Compétitives ? La réponse à cette question est loin d’être anodine et représente un enjeu crucial pour la préservation de la biodiversité. Aussi remarquables soient-elles, ces espèces sont massivement présentes en Belgique et font partie des 66 espèces reprises dans la liste d’espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne.

Lire plus
Découvrez toutes nos actus Découvrez toutes nos actus