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BeBiodiversity Détruire de l’ivoire pour la défense des éléphants sauvages

Détruire de l’ivoire pour la défense des éléphants sauvages

Chaque quart d’heure, un éléphant disparaît, victime du braconnage. Les éléphants sauvages d’Afrique et d’Asie sont menacés d’extinction. L’ivoire provient des défenses, c’est-à-dire des dents des éléphants. Personne ne se risquerait à arracher les dents d’un éléphant vivant : l’abattre est la solution la plus facile pour les trafiquants.

Depuis 1990, le commerce de l’ivoire est interdit au niveau international comme européen, sauf dans certains cas particuliers et sous certaines conditions. Par exemple, l’ivoire accompagné d’un certificat ou d’un permis CITES et les antiquités authentifiées peuvent encore être achetés ou vendus. Des règles extrêmement sévères encadrent ce commerce très restreint.

Malgré les contrôles, les trafiquants ne manquent pas d’imagination pour acheminer l’ivoire vers leurs clients : camouflé dans des containers avec de la marchandise légale, caché dans des objets, dissimulé dans des valises de particuliers, maquillé afin de le faire passer pour un autre matériau ou une pièce très ancienne (et donc légale)… Tous les moyens sont bons ! De plus, il est impossible de contrôler tous les containers et bagages qui transitent par les grands ports européens.

Ainsi la valeur de l’ivoire ne cesse d’augmenter, poussée par la demande asiatique. En Chine, par exemple, posséder de l’ivoire est un signe extérieur de richesse. Il peut atteindre plus de 1000 euros le kilo sur le marché chinois qui représente à lui seul 70 % du marché mondial.

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Alors que faire pour protéger les éléphants sauvages ?

Jusqu’au 12 août, le SPF Santé publique, Pairi Daiza et les zoos de Planckendael et d’Anvers mènent la campagne « Sors tes dents ». Des containers y sont mis à disposition afin de récolter et de détruire l’ivoire qui ne peut être vendu (faute de documents CITES) et dont les particuliers ne veulent plus ; une solution pour les gens qui détiennent de l’ivoire mais qui ne savent pas ou ne désirent pas le vendre.

Pourquoi détruire l’ivoire si l’éléphant est déjà mort, parfois depuis longtemps ? Détruire l’ivoire ne risque-t-il pas de le rendre encore plus rare, d’augmenter son coût et de favoriser la spéculation ? Non, car en le détruisant, on a la garantie qu’il n’ira pas grossir le marché illégal. Tant qu’il est détenu par des particuliers, l’ivoire est hors marché et en le détruisant, on s’assure qu’il reste bien en dehors du marché. Il n’a donc aucun impact sur le jeu de l’offre et la demande, ni sur la valeur du marché.

Le commerce illégal d’animaux et de plantes menacés, dont l’ivoire, est le quatrième plus grand commerce illégal après la drogue, le trafic des êtres humains et les armes. Les braconniers ne sont plus des chasseurs isolés. Ils tuent les éléphants à l’échelle industrielle et n’hésitent pas à exterminer tout un troupeau, jeunes et vieux éléphants, avec ou sans défenses.

Les containers du SPF Santé publique, de Pairi Daiza et des zoos de Planckendael et d’Anvers n’attendent plus que vous. Sortez vos dents !

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