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BeBiodiversity Une espèce exotique introduite illégalement et tout peut basculer !

Une espèce exotique introduite illégalement et tout peut basculer !

La nouvelle campagne de sensibilisation auprès des voyageurs.

Le voyage, un goût de liberté qui rime avec biodiversité !

BeBiodiversity Une espèce exotique introduite illégalement et tout peut basculer !

Nous voyageons de plus en plus, que ce soit pour le travail, pour le tourisme ou simplement, pour le plaisir de l’évasion. Pour conserver le sentiment de liberté que procurent les voyages, on peut être tenté de ramener chez soi un souvenir découvert sur un marché, un morceau de racine acheté dans une pharmacie traditionnelle, une plante trouvée le long d’un chemin ou encore un produit à consommer comme des fruits ou de la viande.

Sans le savoir, ces gestes qui semblent anodins peuvent avoir un impact négatif sur la biodiversité dans le pays qui est visité mais aussi, à notre retour, sur notre biodiversité. Parfois, c’est aussi la santé animale, la santé humaine ou la santé des végétaux qui sont touchées.

Les gestes au quotidien pour protéger et préserver la biodiversité sont essentiels, à la maison mais aussi lors des voyages!

La campagne de communication « Une espèce exotique introduite illégalement et tout peut basculer ! » vise d’une part, à sensibiliser les passagers sur la biodiversité et la fragilité des écosystèmes et d’autre part, elle a pour objectif de conscientiser les voyageurs sur un tourisme durable et de ne rien ramener d’illégal dans leurs valises.

Cette campagne est organisée conjointement par l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement.

Elle est  également soutenue par la douane, l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire et les aéroports de Charleroi, de Liège, d’Ostende-Anvers et de Brussels Airport.

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Mais qu’est-ce exactement la biodiversité ?

Il s’agit d’un concept assez nouveau puisqu’il est apparu dans les années 1980. Il désigne l’ensemble des êtres vivants qu’on trouve sur Terre ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent, de même que les interactions entre les espèces et avec les milieux dans lesquelles elles vivent. Cette définition est reprise par la convention internationale sur la diversité biologique (1992) et vise :

  • Toutes les espèces vivantes (plantes, champignons, micro-organismes, animaux dont bien sûr, l’homme) ;
  • Leurs gènes, garants de la diversité au sein des espèces ;
  • Leurs écosystèmes, c’est-à-dire la manière dont les organismes vivants interagissent avec leur milieu et forment un environnement spécifique comme par exemple les forêts, déserts, zones humides et barrières de corail, etc.
Est-ce que la biodiversité est en changement permanent ?

La biodiversité d’aujourd’hui est le résultat d’une évolution de la vie sur terre depuis plusieurs milliards d’années. Les espèces animales, les végétaux, les champignons ou même l’homme d’aujourd’hui ne sont pas identiques à ce qui a existé au cours du temps. La biodiversité est donc en évolution constante et différents facteurs expliquent ce changement : sélection naturelle, facteurs extra-terrestres (cf. météorites) ou encore des évènements géologiques majeurs.

Pourquoi parle-t-on de crise de la biodiversité?

Les études scientifiques notent clairement depuis plusieurs décennies un déclin massif et accéléré de biodiversité au niveau mondial, comme la disparition de certaines espèces, voire même de familles complètes, ou encore la diminution dans les populations d’animaux, de végétaux ou de champignons. Le déclin est tellement significatif qu’il est dorénavant question de la 6ème extinction de masse dans laquelle l’homme (Homo sapiens) est le responsable principal.

  • Plus d’informations sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité ici
Pourquoi est-ce illégal de ramener de la viande dans les bagages ?

Il est interdit de ramener en tant que passager de la viande, quelle qu’elle soit (cuite ou non-cuite, préparée ou non-préparée) au sein de l’Union européenne en provenance d’un pays tiers. Cette mesure sanitaire a pour objectif d’éviter l’introduction de maladies pouvant impacter la santé humaine et la santé anaimale. Toute importation de viande en provenance d’un pays tiers est donc illégale. Cette interdiction s’applique pour toute l’Union européenne car c’est une interdiction qui a été décidée à ce niveau via un règlement européen.

  • Plus de renseignements ici 
Qu’est-ce que la viande sauvage ou la viande de brousse et est-ce illégal d’en importer ? Et si oui, pourquoi ?

La viande de brousse ou viande sauvage est la viande prélevée sur les espèces exotiques sauvages à des fins de consommation humaine. Cette viande est importante pour les populations d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud car c’est une source importante de protéines et de nutriments. Le problème chez nous est son importation par des passagers qui est illégale, comme pour toute viande.

D’un point de vue sanitaire, ce type de viande peut être porteuse de micro-organismes pathogènes qui peuvent impacter la santé de nos animaux domestiques ou sauvages, ainsi que notre santé.  Les contrôles sanitaires aux postes de contrôles frontaliers sont effectués par l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA).

D’un point de vue de conservation de la nature, il arrive que cette viande soit issue d’espèces protégées au niveau international. Il s’agit des espèces CITES. Cette protection couvre par exemple tous les singes, tous les pangolins, certains reptiles, certaines antilopes, certains crocodiles, les grands fauves, etc.

Importer illégalement de la viande d’espèce CITES est donc une double infraction : à la législation sur la santé animale et à la législation CITES.

Qu’est-ce que la convention CITES ?

Le commerce des espèces sauvages de plantes et d’animaux à travers le monde est une activité lucrative estimée à plusieurs milliards d’euros par an. Ce commerce est varié, allant de plantes et d’animaux vivants à une large gamme de produits dérivés (produits alimentaires, maroquinerie, instruments de musique, souvenirs pour touristes, etc.).

S’il n’est pas surveillé ou réglementé, ce commerce peut menacer la survie de certaines espèces dans la nature. C’est pour cette raison que les Nations unies ont instauré la Convention CITES, Convention on International Trade of Endangered Species, en 1975. La convention regroupe actuellement 184 Parties.

Chaque Partie à la Convention désigne un organe de gestion chargé de respecter et d’adopter une législation qui garantit l’application de la CITES. En Belgique, la CITES est ratifiée depuis le 1er janvier 1984 et applique également les règlements  européens avec des dispositions plus ambitieuses et les reprend dans sa législation nationale.

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Quels sont les règles d’importations à respecter pour les espèces protégées par la CITES ?

De nombreuses espèces d’animaux et de plantes sont protégées par la CITES. Pour certaines espèces, le commerce est totalement interdit et pour d’autres le commerce est autorisé sous certaines conditions.

Si vous souhaitez importer une espèce, il est ainsi important de vérifier si l’espèce est protégée par la CITES et quel est le degré de protection de cette espèce. En fonction de leur niveau de protection, des documents CITES seront nécessaires.

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Qu'est-ce qui est autorisé en matière de souvenirs ?

N’achetez pas de souvenirs fabriqués à partir d’animaux ou de plantes protégés. La nature vous en sera reconnaissante !

  • Vous trouverez ici de bons conseils pour bien choisir votre souvenir de vacance.
Qu’est-ce qu'une espèce exotique envahissante ?

Les espèces exotiques envahissantes (EEE) sont des animaux et des plantes introduits accidentellement ou délibérément dans un environnement naturel où ils ne se trouvent normalement pas, avec de graves conséquences négatives sur leur nouvel environnement. Ils constituent une menace majeure pour les plantes et les animaux indigènes d’Europe et constituent l’une des cinq principales causes de perte de biodiversité au niveau mondial. Ils peuvent également avoir des conséquences néfastes importantes sur l’économie ainsi que sur la santé humaine, comme de graves allergies et brûlures.

L’Union européenne vise à prévenir, minimiser et atténuer les impacts négatifs de ces espèces sur la biodiversité indigène et les services écosystémiques. Les règles visent également à limiter les dommages sociaux et économiques associés.

La stratégie de l’UE pour la biodiversité à l’horizon 2030  contient l’engagement de gérer les espèces exotiques envahissantes établies et de réduire de 50 % le nombre d’espèces de la liste rouge qu’elles menacent d’ici 2030.

De nombreuses activités humaines peuvent entraîner la propagation d’espèces en dehors de leur aire naturelle. Parmi les mécanismes importants, citons le commerce de plantes et d’animaux qui peuvent s’échapper et s’établir dans leur nouvel environnement, le transport à travers le monde (par voie terrestre, maritime ou aérienne) de produits dans lesquels des passagers clandestins peuvent être présents, et la dispersion naturelle d’espèces le long d’infrastructures telles que les routes et les canaux.

Parfois, les vacanciers ramènent des plantes ou des animaux exotiques chez eux, tandis que les hobbyistes, comme les pêcheurs, peuvent transporter de manière non-intentionnelle des espèces exotiques envahissantes d’une région à l’autre.

Quelles sont les règles d’importation à respecter pour les espèces exotiques envahissantes ?

Comme les espèces exotiques envahissantes ne respectent pas les frontières et que leur impact peut être grandement atténué par une action concertée au-delà des frontières nationales, l’Union européenne a publié en novembre 2014 un règlement sur les espèces exotiques envahissantes (Règlement (UE) n° 1143/2014).

Ce règlement établit un cadre d’action coordonné à l’échelle de l’UE pour prévenir, minimiser et atténuer les impacts négatifs des espèces exotiques envahissantes sur la biodiversité et les services écosystémiques, et limiter leurs dommages à l’économie et à la santé humaine.

La liste européenne des espèces exotiques envahissantes est l’élément central du règlement. 88 espèces sont actuellement sur cette liste dont 47 animaux et 41 plantes.

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Est-il possible de ramener légalement des espèces exotiques envahissantes interdites au niveau européen ?

Le principe est l’interdiction.

On ne peut dont pas introduire, au sein de l’Union européenne ou en Belgique une des 88 espèces exotiques envahissantes interdites.

Cependant, le règlement européen n°1143/2014 permet aux détenteurs d’animaux exotiques envahissants de pouvoir les conserver jusqu’à leur mort. Lorsqu’une personne déménage au sein de l’Union européenne ou en dehors, elle peut donc amener avec elle son animal de compagnie, même si c’est une espèce exotique envahissantes interdite. Attention cependant que votre animal de compagnie doit avoir été acquis avant l’entrée en vigueur de l’interdiction européenne pour l’espèce correspondante.

En cas de doute, le mieux est de se renseigner auprès de l’autorité fédérale : ias@health.fgov.be.

Au niveau fédéral, quelle est la loi de référence pour contrôler aux frontières les espèces exotiques envahissantes ?

La loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature est la base juridique pour prévenir l’introduction d’espèces envahissantes sur le territoire national. Elle contient notamment une série de dispositions visant à prévenir, rechercher et sanctionner les infractions faites durant une importation, une exportation ou un transit d’espèces exotiques envahissantes interdites au niveau européen.

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